Impossible City

C’est David Lebovitz qui a mentionné ce bouquin dans une de ses newsletters, Impossible City–Paris in the 21st Century, par Simon Kuper. J’ai hésité à l’acheter, parce que je déteste les bouquins qui ne parlent que de stéréotypes sur un pays, une ville, ou ses habitants, un peu comme le livre de Lebovitz lui-même. Mais comme j’avais envie de lire un truc un peu léger, j’ai décidé de prendre le risque. Et holly cow, je n’ai pas été déçue!

OK, les croissants, la paperasserie, la négativité, les repas qui durent deux heures, les manifs, le racisme, tout ça je m’y attendais. Mais Kuper parle aussi de foot, de banlieues, du « périf, » d’attaques terroristes, des projets du « Grand Paris, » des Jeux Olympiques, de la pandémie, de ses voisins, de son périple pour devenir citoyen français, de ses amis, de l’école de ses enfants, et des vingt ans depuis lesquels il vit à Paris avec sa femme (Américaine) et leurs trois enfants.

En tant que journaliste, Kuper parle avec énormément de gens, et j’ai beaucoup apprécié ça. Par contre, dans son (long) chapitre sur Macron et celui (par ailleurs intéressant et un chouïa choquant) sur l’élite des intellectuels français, on sentait que ce sujet l’intéressait particulièrement, après avoir écrit un bouquin sur l’élite du Royaume Uni. Le chapitre le plus intéressant, surprenant et choquant, à mon avis, était celui intitulé « A Sexual Reckoning with 1968. » Là, j’ai appris deux-trois trucs auxquels je ne m’attendais vraiment pas et qui m’ont fait pas mal réfléchir à ma famille. Vers la fin du chapitre, je venais d’arriver sur le parking de l’église où je chante avec ma chorale, et j’étais dans ma voiture arrêtée et j’ai dû tout vérifier sur Wikipedia tellement j’avais envie de vomir! J’avais envie de renoncer à ma citoyenneté française, même, mais bon, je sais bien que tous les pays du monde ont des histoires scabreuses dans leur passé (ou même leur présent, hélas).

Ce bouquin était donc vraiment intéressant et il m’a déçue en bien comme on dit en Suisse. Il y avait un peu d’humour mais pas trop, quelques stéréotypes mais pas trop, et énormément de recherche et d’informations intéressantes. Le narrateur était excellent, et le bouquin lui-même assez court (6,5 heures d’écoute).

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