L’impossible retour

C’est Roz qui m’a donné envie de lire L’Impossible retour, par Amélie Nothomb. Je n’adore ni ne déteste Nothomb, j’ai lu quelques uns de ses bouquins et je ne m’en souviens plus vraiment. Je l’ai rencontrée, elle, en 2007 ou 2008, à l’Alliance française de Toronto où elle était venue parler de je ne sais plus quoi. Le seul souvenir que j’en garde est d’avoir pensé qu’elle était une femme compliquée et étrange.

Donc, ce dernier bouquin parle d’un voyage au Japon que Nothomb entreprend avec une amie. Elle connait bien le Japon pour y avoir vécu quelques années, n’a pas tout oublié de son japonais, et adore ce pays. Elle raconte leur voyage avec humour (et patience envers son amie) et beaucoup de réflexions intéressantes à propos de la mémoire, de la nostalgie, de la famille, et de la culture japonaise. J’ai trouvé ça vraiment bien raconté et très sympa. Et évidemment, ça m’a donné envie d’y retourner moi aussi!

La narratrice était parfaite, mais j’ai détesté la musique pseudo-japonaise entre chaque chapitre. C’était peut-être mis là parce que le livre n’est pas gros, à peine deux heures et demi d’écoute, mais je déteste la musique avec les bouquins audio! Enfin, là au moins la narratrice ne parlait pas pendant la musique, mais j’ai récemment demandé un remboursement pour un bouquin dont la musique continuait encore assez longtemps pendant la narration, c’était à se flinguer!

Ce que j’ai bien aimé, par contre, ce sont les mots inusités ou désuets que Nothomb utilise. C’est agréable de lire un texte qui n’est pas pompeux mais seulement unique, bien tourné, simple mais efficace. J’ai aussi trouvé intéressant cette dualité qui fait qu’elle adore le Japon mais dit qu’elle ne pourrait jamais y vivre. Et puis à un moment, elle parle des expatriés et explique combien ils se font souvent des idées extraordinaires sur leur pays d’adoption et qu’ensuite, le moindre petit problème les fait tomber de très haut et ils vont détester le pays en bloc. J’ai souvent pu observer ce phénomène de l’expatrié pour qui c’est tout ou rien, et c’est pour cela que j’ai toujours fui les groupes de nouveaux expats comme la peste!

J’ai aussi regardé un entretien avec elle (31 minutes) très intéressant, et ce qu’elle dit à la toute fin, c’est que quand on pense que notre monde s’effondre, qu’il n’y a plus de raison pour vivre, il faut se souvenir « que la vie a beaucoup plus d’imagination que nous, » que si une situation nous paraît désespérée, c’est peut-être tout simplement qu’on n’a pas trouvé la bonne formule de la vie, et qu’il y a plus de formules possibles de vie que ce que « le système » nous enseigne et qu’on croit connaître. C’est ce que j’essaye de dire (moins bien qu’elle évidemment) à mes étudiants quand ils font face à des difficultés et des doutes.

7 commentaires sur “L’impossible retour

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  1. I’m glad to write this review. I agree with you, Amélie Nothomb is an odd lady. I know neither you nor her very well but don’t you share a part of weirdness with her?
    Amelie’s family is famous in Belgium. For instance, her uncle, Charles-Ferdinand Nothomb, was a politician, her father, Patrick Nothomb, was a diplomat. That’s why I can’t call her just Nothomb.
    Thank you for the link. I will listen to this interview later.

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  2. Thank you for cleaning the mess I made yesterday and thank you for your answer. The latter reminds me of your famous impostor syndrome.
    You work as a professor and , as a professor you are well-known among your colleagues.

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      1. Technology is frustrating, and WordPress is even more frustrating than anything else, so you are always forgiven, AND forgiven in advance for anything that may happen in the future 🙂

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