Forbidden Notebook [fr]

Ce roman de Alba de Céspedes et publié en 1952 est un journal intime écrit par Valeria Cossati, jeune mère de famille habitant à Rome avec son mari, Michele (prononcé Mikèélé), et leurs deux enfants, Riccardo et Mirella, d’environ 19 et 20 ans, et qui font tous deux des études de droit. Ils ne sont pas réellement pauvres, mais Valeria doit quand même travailler. A part ça, elle s’occupe de sa famille de façon très traditionnelle.

Un jour, Valeria achète sur un coup de tête un petit carnet et elle commence à y écrire ce qu’elle fait et ce qu’elle pense, en secret. Elle explique que c’est la seule chose qu’elle possède! Elle a très peur que quelqu’un trouve son carnet et que toute la famille se moque d’elle. Elle parle des problèmes qu’elle a avec Mirella qui commence à sortir avec un avocat qui semble riche et qui pense que sa mère est misérable et beaucoup trop traditionnelle et qu’elle ne comprend rien à l’amour et à la « vraie vie d’aujourd’hui. » Quant à Riccardo, il commence à sortir avec une jeune fille complètement inintéressante à qui il parle avec autorité et dédain (et il parle aussi avec autorité et dédain à sa soeur). Quant au père, il s’énerve si facilement et trouve si souvent que Valeria « exagère » qu’elle n’ose rien lui dire.

Au début du livre, c’est surtout les soucis avec Mirella qui prennent le temps et l’énergie de Valeria. Et puis elle-même, à travers ses écrits secrets, commence à se dire qu’elle devrait aussi avoir un peu de temps pour elle-même, s’émanciper, et elle se rapproche de son patron et commence à rêver d’une vie plus libre, moins attachée à sa famille, moins conventionnelle, parce que ses réflexions dans son petit carnet lui font se rendre compte qu’elle est en fait étouffée par son sens du devoir envers son mari et ses enfants. Vers la fin du livre, c’est surtout les soucis avec Riccardo et son idiote de fiancée qui causent beaucoup de soucis à Valeria.

Je sais que la description de la vie de Valeria date du début des années cinquante et est très authentique, mais je n’ai pas pu m’attacher à elle. Ce qui me dérangeait le plus était que je la trouvais hypocrite. Par exemple elle trouvait que sa fille ne devrait pas travailler mais plutôt se trouver un mari et fonder une famille, mais elle-même travaillait, et sa propre mère le lui reprochait encore! Elle trouvait qu’avoir une relation avec un homme marié était indécent mais elle-même commençait à avoir des vues sur son propre patron qui était marié! Et elle ne semblait pas se rendre compte que chaque nouvelle génération veut plus de liberté que la précédente et qu’elle aussi a fait des choses réprouvées par ses parents.

Et la fin m’a déçue. C’était comme un simple retour à la réalité, comme si le carnet n’avait jamais existé, comme si Valeria n’avait rien appris grâce à son carnet.

Bref, d’un point de vue féministe et historique, c’était très intéressant. Mais je n’ai pas été vraiment emballée par ce livre.

Un commentaire sur “Forbidden Notebook [fr]

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  1. Thank you for this new review. Keeping a diary was trendy among teenagers at that time. But in this book, Valentina is no longer an adolescent, and I wouldn’t have enjoyed to find out such a notebook where my own mother would have written the same kind of stuff about me 🙂.

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