The Other Valley [fr]

Ce bouquin, publié en 2024 et écrit par le Canadien Scott Alexander Howard, était pas mal du tout.

C’est l’histoire d’une jeune fille, Odile, qui vit dans une ville bien spéciale: à l’ouest et à l’est, deux chaînes de montagnes délimitent les frontières entre les vallées suivantes: à l’ouest, la même ville est en train de vivre 20 ans plus tôt. A l’est, la même ville est en train de vivre 20 ans plus tard. Très rarement, les habitants de ces vallées ont la permission d’aller « visiter » une autre vallée si par exemple si un homme meurt de maladie avant la naissance de son fils et désire voir son fils vivant, dans la vallée du future; ou si une femme meurt d’accident et son mari endeuillé veut la revoir une dernière fois, dans la vallée du passé. Mais ces visites sont très rarement permises et les visiteurs doivent rester cachés et ne peuvent en aucun cas interagir ou parler avec les « autres » (du passé ou du futur), de peur de changer quelque chose qui pourrait avoir un effet dans la vie du présent. Des gardes-frontières empêchent les passages sans permission d’une vallée à l’autre.

Un jour, Odile est témoin d’une visite par deux personnes qu’elle reconnait: les parents d’un de ses amis. Elle comprend que cet ami va mourir bientôt, puisque ses parents du futur sont retournés dans le passé (son présent) pour revoir leur fils avant sa mort. Odile doit devenir l’une des Conseillères de la ville, mais le fait qu’elle sache que son ami va mourir change son futur de façon dramatique. Et l’on se pose une question jusqu’à la fin: Odile arrivera-t-elle à éviter que son ami meurt?

La réponse n’est pas simple, puisqu’Odile doit attendre 20 ans pour que l’événement fatidique se répète dans la vallée du futur. En attendant, sa vie est rude, et les choses vont même de mal en pis pour elle lorsqu’un jour, elle se rencontre elle-même 20 ans plus tard par erreur. Elle fera alors tout pour essayer d’éviter son propre destin!

Odile n’est pas un personnage qu’il est facile d’aimer. Elle est très timide et intelligente, ce qui ne me dérange pas, mais elle est aussi très passive. Peut-être que dans son monde, on ne peux pas essayer de changer les choses, mais elle ne se plaint jamais malgré de nombreuses injustices et ne pose pas beaucoup de questions.

Les vallées sont une idée que j’ai beaucoup aimée, mais il y a aussi énormément de questions sans réponses. Pourquoi les voitures existent-elles mais n’y a-t-il pas de téléphones ni de télégraphe? Qu’y a-t-il au nord et au sud de ces vallées?

J’ai beaucoup aimé la première partie, remplie d’énergie et de vie. La deuxième partie était beaucoup plus sombre et difficile à lire, et on voit le côté moins rose de la réalité de ces vallées. C’est aussi facile de « louper » l’un des moments clés de l’histoire (sa découverte des tombes des visiteurs illégaux et leur implication). Mais en général, ce livre pose des questions importantes sur l’inexorabilité du destin, la fatalité, le hasard, et les conséquences de chacune de nos actions.

Rosie la pépette, photo prise par mon neveu

Merci pour vos commentaires que j'adore!

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑