
En québécois on appelle ce genre de petit magasin où on trouve de tout mais pas grand chose non plus un « dépanneur, » parce qu’il est là juste pour nous dépanner. C’est le genre de magasin comme celui de Madame Yeom, une vieille prof à la retraite, qui ne fait pas beaucoup d’argent mais qui permet à quelques personnes d’avoir un travail.
Un jour, Madame Yeom se rend compte qu’elle a perdu sa petite pochette avec son argent et plein d’autres choses importantes. Heureusement, elle reçoit un coup de téléphone d’un homme qui semble avoir trop bu et qui dit qu’il l’a trouvée et veut la lui rendre. Cette rencontre avec Dokgo, dans la station de trains de Séoul, va leur changer la vie à tous les deux.
Chaque chapitre du livre parle soit d’une employée du dépanneur soit d’un.e client.e. Parfois, les clients ne sont pas des personnes bienveillantes, et souvent, ils font eux-mêmes face à des soucis, des épreuves et des situations parfois très dures. Grâce à ces « vignettes » de vie de ces clients, on apprend à connaître un peu la dure réalité de la vie coréenne, et tous ces gens seront transformés par leurs visites au dépanneur de Madame Yeom.
C’est le tout premier livre coréen que je lis qui n’était pas déprimant, et pourtant, les sujets auxquels il touche n’étaient pas toujours faciles: les sans-abris, l’alcoolisme, la vieillesse, le travail, les pressions de la société, la pandémie… En fait, ce livre fait partie d’un nouveau « genre littéraire » qu’on appelle « cozy fiction » en anglais, « iyashikei » (healing) en japonais, et « feel-good » en bon français 😆 Ce sont des livres qui montrent aux lecteurs, à travers les difficultés des personnages, que finalement la vie n’est pas si pire, qu’il y a des gens bienveillants dans ce monde de fou, et qu’on peut trouver des solutions à nos problèmes, aussi lourds soient-ils. Donc ce livre en particulier (que j’ai lu en anglais mais je vous ai mis le titre de la traduction française) démontre l’importance de la gentillesse, de l’honnêteté, et des deuxièmes chances, dans la vie.
Bref, c’était un livre très agréable à lire et parfait pour se changer les idées après des lectures beaucoup trop sérieuses et déprimantes! Je vous le conseille 🙂
Je viens de l’acheter. Il ne le reste plus qu’à trouver du temps pour le lire.
Bisous
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J’espère qu’il te plaira 🙂
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Do you know the Italian saying « traduttore, tradittore » ?
According to the English title, the main character is the store; according to the French one, it is Dokgo, a homeless man. After listening to the book, which title do you prefer? I read on the Web that the English one was almost the same as the Korean one.
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Excellente question! I much prefer the English title, because it’s less focused on this one person and the negative aspect of this one person. The story is about Mme Yeom and her generosity, and also about Dokgo, but without Mme Yeom and her kindness, there would have been no story 🙂
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Thank you for your answer. Business is business. I guess the French publishing house thought « Le vagabond de Séoul » was more attractive than the original title.
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It’s also more difficult to translate those weird English adjectives in French: la superette de la seconde chance? Un peu bizarre!
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