The Geography of Bliss [fr]

La description de ce bouquin, écrit par Eric Weiner, m’a intriguée. L’auteur, journaliste, était curieux de la définition du bonheur et s’est demandé pourquoi il y avait des pays dont les habitants semblent systématiquement plus heureux que d’autres. Etait-ce les pays les plus riches? Les plus démocratiques? Les plus chauds? Les plus spirituels? Là où les gens vivent le plus longtemps? Là où il y a le plus de soutien social? Qu’est-ce qui rend les gens heureux, vraiment, fondamentalement?

Armé d’une liste de tous les pays, du plus heureux au moins heureux (comme cette liste), il est parti passer quelque temps aux Pays Bas, un pays dont les habitants semblent très heureux, en Suisse, en Islande, au Bhutan, en Inde, en Thaïlande, et en Moldavie, au Qatar, en Angleterre, et aux Etats Unis. Dans chaque pays, il parlait à beaucoup d’habitants (et d’immigrants) pour essayer de comprendre ce qui les rendait heureux ou malheureux et ce qu’ils aimaient ou non de leur pays (d’adoption). C’était assez peu scientifique mais très intéressant! Par exemple, pourquoi les Islandais, qui ont les pires hivers, sont-ils hyper créatifs et heureux et fiers de leur langue et leur pays, alors que les habitants de la Moldavie semblent si malheureux, n’ont pas une langue qui les unit, émigrent en masse, et ne sont pas fiers de leur pays? Pourquoi les habitants du Qatar ne semblent-ils pas plus heureux que les habitants de l’Inde alors qu’ils ont tout l’argent du monde et ne payent pas d’impôts?

L’un des résultats de l’histoire qui m’a surpris était combien la confiance était importante, la confiance en son gouvernement, la confiance dans les autres habitants du pays, la confiance qu’on peut s’en sortir, la confiance que les choses peuvent s’améliorer, la confiance qu’on peut avoir un impact positif dans la vie d’autrui. J’ai trouvé ça très intéressant comme concept, et je me demande si ce n’est pas le problème de la France (moins heureuse en 2025 que la Serbie et la Tchétchénie!), où finalement tout le monde est un peu cynique et râleur et pense que « les autres » vont essayer de les entuber.

Une autre idée intéressante était la possibilité de prendre des mauvaises décisions, d’essayer de faire des choses, de se casser la figure, mais de ne pas être foutu pour le reste de sa vie à cause de ça. L’Islande, par exemple, offre beaucoup de possibilités « d’essayer » des trucs (dans les arts, les études, le travail) sans que les échecs soient irrémédiables ou fatals.

Le bouquin a été écrit en 2008 donc beaucoup de choses ont changé dans beaucoup de pays depuis, et certains commentaires de l’auteur sont un peu vieillots et ne passeraient pas très bien de nos jours, mais en gros, c’était un bouquin intéressant et qui m’a fait un peu réfléchir à ma propre définition du bonheur en tant que franco-helvético-canadienne!

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