
Ce bouquin, écrit par Louise Penny et Mellissa Fung, m’a rappelé State of Terror, qu’avait écrit Louise Penny avec Hilary Clinton et que j’avais bien aimé, mais là on est dans une toute autre culture: la Chine!
C’est l’histoire d’Alice Li, une jeune blogueuse culinaire qui vit dans l’ombre de sa mère, Vivien, célèbre activiste qui s’est enfuie de Chine après le massacre de Tienanmen en 1989. Un jour, les alarmes du monde entier se mettent à hurler, avions, téléphones, voitures, incendies, etc., et le signal d’origine de cette attaque étrange semble venir de Chine.
Alice et sa mère, qui ne s’entendent pas du tout, se retrouvent embourbées dans un sinistre complot, et les attaques suivantes, qui vont plonger le monde entier dans un chaos indescriptible, vont les forcer à retourner dans un passé dangereux pour éviter une catastrophe de plus.
Le début était chouette, et j’ai trouvé les « attaques » terroristes hyper intelligentes et bien pensées. A partir de la moitié du bouquin, ça se corse, et ça m’a fait penser aux films d’Indiana Jones et James Bon, ou aux romans de Dan Brown. J’ai dû tout lire d’un coup parce que même les miaulements misérables d’une Rosie affamée n’auraient pu me tirer de cette histoire captivante!
Ce que j’ai apprécié, surtout, c’était l’aspect historique de l’histoire. Avant, je savais vaguement ce qu’était que l’armée de terre cuite de Chine, mais là, je me suis plongée avec délice dans cette page fascinante et horrifiante de cette histoire. Penny et Fung poussent l’histoire plus loin que cette réalité, mais comme tout est basé sur des faits historiques, l’histoire en devenait presque plausible. Presque. Surtout si on a beaucoup d’imagination 😆
L’autre aspect de « presque réalité » de l’histoire était plus glaçant que ce tombeau gigantesque construit par un empereur fou: j’ai nommé la diabolique intelligence artificielle. Pas la « générative » qui fout tout en l’air depuis plus de trois ans, pas l' »agentique » qui fout les boules depuis quelques mois, mais l' »adaptive, » qui signera définitivement la fin de la démocratie.
J’avais d’abord acheté le bouquin en version audio, mais la voix haletante de la narratrice était odieuse! Sur papier, les mots chinois étaient mal prononcés dans ma tête, évidemment, mais certains mots étaient écrits en pinyin et d’autres en caractères chinois, et j’étais très fière d’arriver à comprendre quelques caractères (ceux qui sont aussi utilisés au Japon évidemment, pas les autres), ce que je n’aurais pas pu savoir si j’avais continué avec la version audio.
(Explication rapide:
signifie chat en japonais ET en chinois, mais se prononce neko en japonais et moo en chinois.)
Bref, ce n’est pas un livre où l’on s’ennuie, et même si les thèmes sous-jacents de l’histoire (relations mère-fille, tensions internationales, identité culturelle, droits de l’Homme, allergie à la noix de coco, etc.) sont bien présents, le tout est surtout un bouquin d’aventures palpitantes pour sauver le monde et qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Pour toutes celles et ceux qui aiment les romans pépères de l’inspecteur Gamache auxquels Penny nous a habitués, c’est pas ça, je vous préviens tout de suite!
If I understand you correctly, we are far from the pleasant village of Three Pines 🙂. Poor Rosie who nearly starved because of those puzzling attacks that were happening across the world and those incompetent spy agencies that were unable to find any clue about them. I’m pulling your leg. Congratulations on this new review and on the decoded Japanese characters we are told about.
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J’ai eu envie de le lire mais je ne trouve pas la version française sur Kobo. Plus tard peut être. Par contre, je ne pense pas avoir déjà lu de livre de Louise Penny, je vais tester ça, merci
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