The Glassmaker [fr]

Ce bouquin par Tracy Chevalier (en français, La Fileuse de verre) était fascinant, agréable à lire, et en général un vrai petit bijou. C’est un roman historique qui raconte l’histoire du verre de Murano et Venise, soufflé et filé, pendant les cinq derniers siècles, à travers l’histoire d’une famille de souffleurs de verre de l’Île de Murano, juste en face de Venise. C’est fait d’une façon parfaitement incroyable mais qui marche très bien, j’ai trouvé: la même famille est transportée à travers les siècles, comme si le temps passait plus rapidement sur l’Île de Murano qu’ailleurs. L’héroïne principale, Orsola Rosso, et sa famille, vivent une vie absolument fascinante sur plusieurs siècles, ce qui permet d’apprendre l’histoire du verre de Murano (et de l’Italie, en passant) sur cinq siècles.

Les critiques sont parfois négatives à cause de ça, mais ça ne m’a pas dérangé du tout. En fait, j’ai trouvé cette façon de raconter l’histoire très intrigante et intelligente parce qu’on n’a pas besoin de faire la connaissance de plein de personnages différents à travers les siècles. On reste avec la même famille qui vieillit lentement, et une « étape » de l’histoire est « l’histoire du verre de Murano comme si la famille Rosso vivait au début du XVIIIe siècle » par exemple. Et l’étape suivante est « l’histoire du verre de Murano comme si la famille Rosso vivait au milieu du XIXe siècle. » Etc. Donc cette narration qui sautait de siècle en siècle ne m’a absolument jamais dérangée. J’ai même beaucoup aimé la façon dont le tout était ficelé à la fin, c’était très touchant et extrêmement bien pensé.

Certaines « étapes » étaient plus intéressantes que d’autres, bien sûr, et l’étape la mieux développée (selon moi) était celle sur l’épidémie de peste, qui m’a rappelé quelques souvenirs pas si lointains que ça. On parle aussi de Napoléon et Joséphine, de Casanova, de Maria Barovier, de guerres, des Autrichiens, de ponts, d’esclavage (oui, il y avait visiblement des esclaves à Venise à une époque), de pandémies, de familles d’artisans, et de plein d’autres personnages et moments historiques fascinants de l’histoire de Murano, Venise, l’Italie en général, le développement du commerce en Europe et dans le monde, et le développement de cet art que je ne connaissais pas bien du tout.

Je vous conseille vivement ce livre qui m’a fait voyager, rêver, et apprendre beaucoup de choses passionnantes. Il y a même un lexique pour expliquer les mots (et les insultes!) en italien et vénétien à la fin du livre, mais je n’en ai jamais eu besoin.

Même ma soeur allemande qui a vécu plusieurs années près de Venise a beaucoup aimé!

Je vous conseille aussi vivement d’aller regarder les deux vidéos faites par l’UNESCO et qui se trouvent sur cette page, l’une en anglais, et l’autre, plus longue, en français, sur les perles de verre, comme celles qu’Orsola créait dans l’histoire.

9 commentaires sur “The Glassmaker [fr]

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  1. tu m’as vraiment donné l’envie de lire ce livre! parce que j’ai lu La brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier, qui m’avait beaucoup intéressée et que depuis je rêve de voir la cathédrale de Winchester en Angleterre! ce qui va être fait tout bientôt😉 je pense bien à toi, si, si, porte toi bien! Bises du soir (ici en Bretagne, c’est la canicule🥵) Catherine

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    1. Ah chouette 🙂 J’espère qu’il te plaira! Elle donne vie à plein de choses historiques intéressantes, cette auteure, je crois que je vais lire d’autres de ses bouquins en effet 🙂

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  2. In the days when I used to go to the library, I borrowed some books by Tracy Chevalier. I remember of e.g. « Girl With a Pearl Earring », « The Lady and the Unicorn » or « Remarkable Creatures ». I read them in French and enjoyed them. I agree with you. With such historical fiction, you can learn a lot.

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  3. Ah, je l’ai lu, en français. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le procédé, qui m’a paru artificiel, au début, et puis j’ai beaucoup aimé. Je recommande moi aussi cette lecture!

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  4. J’ai lu un livre qui utilise ce genre de procédé, c’était une histoire de livre de cuisine qui passait à travers les siècles avec certains membres de la famille de l’auteur. J’ai aussi été désorientée au début mais accrochée ensuite. Désolée, ma mémoire étant de plus en plus foireuse, je ne me souviens plus du titre, mais il doit y avoir moyen de le retrouver.
    D’ailleurs, ça m’amène à une autre observation : je ne sais plus non plus si je l’ai lu ou écouté. Si ce n’est pas du à ma mémoire, c’est peut être que les 2 façons de « lire » sont équivalentes.

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    1. Ah, ça devait être très intéressant pour une histoire de livre de cuisine 🙂 Je ne sais plus toujours non plus ce que j’ai lu ou écouté, mais je peux toujours vérifier ce que j’ai écouté sur mon compte audible, c’est pratique 😉

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